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Journée mondiale du coloriage

Le 6 mai est la Journée mondiale du coloriage !

Journée mondiale du coloriage 2017

Aujourd’hui, colorier et dessiner sont souvent des activités qui ne jouent pas un rôle majeur dans les chambres d’enfant françaises. Dans les loisirs des enfants, les médias numériques ont pris le pas sur les activités créatives, et un sondage actuel montre que les parents sous-estiment l’importance du dessin et de la peinture. 

Pour la Journée mondiale du coloriage du 6 mai, nous appelons à remettre crayons et papier à l’honneur. Car ce hobby haut en couleur prépare aussi les enfants pour l’avenir.

Axel Marx, directeur général du groupe STAEDTLER

« En organisant la Journée mondiale du coloriage, nous voulons contribuer à faire découvrir aux enfants le plaisir de la créativité. Et leur permettre ainsi de développer des aptitudes dont ils pourront profiter leur vie durant. »

Axel Marx est directeur général du groupe STAEDTLER. Pour visualiser ses idées et mieux s’en souvenir lui-même, il préfère les dessiner sur du papier ou un paperboard.

Liliane Holstein
Copyright : Liliane Holstein

« Cette journée est une heureuse et belle initiative, car elle va montrer aux enfants des années 2000, qui sont nés avec l’omniprésence des ordinateurs, tablettes, logiciels de dessins, combien l’acte de tenir un crayon, de choisir ses couleurs, de caresser le papier, de colorier constitue une source de bonheur sans fin. A une époque où le stress et l’agitation (physique et mentale) ne laisse aucune paix aux petits comme aux adultes, le monde du dessin, des crayons de couleurs, des arts graphiques en général, représente un univers de tranquillité, véritable oasis de méditation et de découverte de dons parfois insoupçonnés. » 

Liliane Holstein est une référence en psychanalyse et thérapies brèves. Après plus de 25 années d‘expérience et des milliers de patients traités à chaque période de la vie: bébés, jeunes enfants, adolescents, adultes, couples, seniors.

 « Le dessin à depuis ma toute petite enfance été, un univers de paix, de joie profonde. Je me souviens de la douceur de ces moments. A l’école primaire, où nous devions illustrer des poésies avec nos crayons de couleurs. »

Participer

De petites têtes, de grandes idées

Journée mondiale du coloriage 2017

À l’occasion de la Journée mondiale du coloriage, nous lançons un concours de dessin invitant les enfants à être créatifs et à manier de nouveau les crayons. 

Fidèles à la devise « De petites têtes, de grandes idées », les enfants pourront dessiner des histoires en images illustrant comment ils s’imaginent la vie du futur. 

Un jury choisira les lauréats parmi toutes les idées mises en images qui lui auront été envoyées. Le prix : les enfants lauréats pourront participer à l’animation numérique de leurs histoires dans le cadre d’un atelier. Ils verront ainsi combien le dessin analogique et les médias numériques sont étroitement liés, mais aussi comment donner vie aux idées qu’ils ont dans leur tête. 

Journée mondiale du coloriage 2017

Comment participer :

  1. Prends du papier et des crayons
  2. Imagine le futur en images et dessine-le
  3. Examine ton œuvre avec papa et maman et envoie-la
  4. Gagne et immerge-toi plus encore dans le dessin et la peinture

Tous les enfants entre 4 et 14 ans sont dès à présent invités à montrer par des histoires en images comment ils imaginent leur vie dans le futur ! 

Montre-nous tes idées sur le monde de demain et participe au concours de la Journée mondiale du coloriage. Sur une seule feuille ou sur plusieurs : c’est toi qui décides comment tu nous présentes ton histoire en images. La seule condition, c’est qu’elle contienne au moins 3 scènes avec une introduction, une partie principale et une fin. 

Tu peux nous remettre tes dessins sous la devise « De petites têtes, de grandes idées » jusqu’au 31 mai en les envoyant par la poste ou en les téléchargeant sur le site Internet. Il te suffit de remplir le formulaire d’inscription, de le faire signer par tes parents et de l’envoyer en même temps que ton histoire en images. 

Parmi toutes les histoires reçues, un jury choisira trois gagnants dans chacune des trois catégories d’âge (4 à 6 ans, 7 à 10 ans et 11 à 14 ans). De nombreux coffrets loisirs, livres et billets de cinéma sont à gagner. Et en premier prix la participation à un atelier : là, l’heureux gagnant ou l’heureuse gagnante vivra de près la création d’un film d’animation, depuis le dessin sur papier jusqu’à l’image animée sur écran.

STAEDTLER FRANCE
Référence : Petites têtes, grandes idées
64, rue Ernest Renan
92000 Nanterre
France

Conditions de participation

Numériser ou photographier les images et le formulaire d’inscription signé puis les télécharger via notre lien de téléchargement. 

Dessin et pédagogie

Quel est le rapport entre le dessin et le développement des enfants ?

Journée mondiale du coloriage 2017

Colorier et dessiner sont des activités avant tout associées à la créativité. Mais quand les enfants s’emparent d’un crayon, il se passe bien plus encore. Colorier et dessiner développe la motricité fine et la pensée analytique et permet une maturation du cerveau bénéfique pour les apprentissages. Parallèlement, en se concentrant sur leur dessin et en choisissant librement les couleurs, formes et motifs, les enfants trouvent un apaisement.

Vous trouverez ici des informations et éclairages sur ce sujet.

Liliane Holstein
Copyright: Liliane Holstein

« La patience et le contrôle de ses émotions, sont parmi les grands progrès découlant des activités de dessin et de coloriage »

Liliane Holstein est une référence en psychanalyse et thérapies brèves. Après plus de 25 années d'expérience et des milliers de patients traités à chaque période de la vie : bébés, jeunes enfants, adolescents, adultes, couples, seniors. Dans son entretien pour STAEDTLER elle explique pourquoi le coloriage et le dessin sont des activités fondamentales pour le développement de l’enfant.

En quelques mots

  • Les compétences stimulées et le développement cognitif de l’enfant
  • Tous les effets positifs pour le comportement de l’enfant
  • Les bénéfices avérés pour les apprentissages fondamentaux

Entretien avec Liliane Holstein

Journée mondiale du coloriage 2017

Dessin et intelligence

Les enfants ont-ils encore besoin de pinceaux, crayons et papiers à l’ère numérique ? La recherche répond : oui. Quand les enfants manient les crayons de couleur, ils créent non seulement des dessins riches en couleurs mais en retirent aussi des bienfaits en motricité fine, capacités cognitives, créativité, aptitude à la communication et confiance en soi. L’éducation et le dessin sont étroitement liés.

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Journée mondiale du coloriage 2017

Relaxation et concentration

C’est un fait avéré : les enfants aiment les écrans pleins de couleurs. Mais que peut alors leur apporter une feuille blanche ? Bien plus qu’on ne croit, disent les chercheurs de différentes disciplines. Quand les enfants colorient ou dessinent, ils se font directement du bien. Cette activité les aide à se détendre et stimule la concentration. 

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L. Holstein

Entretien avec la psychanalyste Liliane Holstein

« La patience et le contrôle de ses émotions, sont parmi les grands progrès découlant des activités de dessin et de coloriage »

Liliane Holstein est une référence en psychanalyse et thérapies brèves. Après plus de 25 années d'expérience et des milliers de patients traités à chaque période de la vie : bébés, jeunes enfants, adolescents, adultes, couples, seniors. Dans son entretien pour STAEDTLER elle explique pourquoi le coloriage et le dessin sont des activités fondamentales pour le développement de l’enfant.

En quelques mots

  • Stimulation des compétences et développement cognitif de l’enfant
  • De nombreux effets positifs pour le comportement de l’enfant
  • Des bénéfices avérés pour les apprentissages fondamentaux

Télécharger ici l'interview complète

Quelles compétences le coloriage et le dessin stimulent elles ?

Liliane Holstein : En tout premier lieu, une aisance psychomotrice, par le tracé de lignes horizontales, verticales, des cercles. L’enfant découvre alors sa capacité à coordonner ses gestes. Il développe également un don d’observation pour pouvoir ensuite imiter ce qui l’entoure, ou représenter ses images mentales. Par la suite, il prend beaucoup de plaisir à élaborer par la parole afin d’expliquer son dessin et raconter toute une histoire. C’est d’ailleurs une source d’interprétation et de fantaisie sans fin, qui alimente sa créativité sur tous les plans.
En essayant de se souvenir puis de représenter par un dessin, un personnage, un animal, un objet, il fait travailler son cerveau pour matérialiser une pensée, une image mentale, le souvenir d’une forme. La patience et le contrôle de ses émotions, sont parmi les grands progrès découlant des activités de dessin et de coloriage. La capacité à rester statique plus de quelques minutes, est compliquée pour les enfants de 2 à 6 ans. Les activités de dessin mobilisent de l’attention, mais procurent aussi du plaisir. C’est cette combinaison qui aide les enfants à s’apaiser et à acquérir le goût des temps calmes et de la concentration.

Quels effets le coloriage et le dessin ont-ils sur l’esprit ?

Liliane Holstein : La capacité à réaliser un dessin, à colorier apporte tout d’abord une réelle joie aux enfants. C’est encore plus probant, lorsque l’un des parents est près deux et devient alors témoin de leur réalisation. Le besoin de reconnaissance de l’enfant est très fort et il ne faut pas ménager son enthousiasme et ses compliments. Cette reconnaissance alliée au bonheur d’avoir su réaliser un dessin, renforce grandement sa confiance et une bonne estime de lui, dès le plus jeune âge.

Par ailleurs, le stress des enfants qui, dans notre vie actuelle, est grandissant (en miroir avec celui des parents), trouve un formidable exutoire dans les activités de dessin et de coloriage. Elles permettent un apaisement du corps et de l’esprit. On ne peut pas dessiner dans l’agitation. Tout naturellement, l’enfant se calme, s’apaise et peut rester un bon moment concentré sur ces activités graphiques. Il apprend à se maitriser et à trouver des avantages de bien-être grâce à cette maitrise à cette concentration.

Quels sont les effets du coloriage et du dessin sur le développement cognitif de l’enfant ?

Liliane Holstein : Le coloriage et le dessin, ont des avantages certains pour le développement psychomoteur des enfants et ceci dès leur très jeune âge. Les muscles des doigts se développent en générant une plus grande aisance motrice, ce qui permettra une facilité sur le plan de l’acquisition de l’écriture.

Le fait de manipuler très tôt des feuilles de papier, des crayons, de savoir les tenir, de concentrer le coloriage à l’intérieur des traits d’un dessin, sont autant d’éléments cognitifs qui permettent une plus grande fluidité psychomotrice et psychologique. En effet, en apprenant (sous forme de jeu) à de jeunes enfants, à rester bien à l’intérieur du cadre d’un dessin, à relier des points, à colorier un dessin qui est fait de chiffres (une couleur par chiffre), ils développent une joie immense à ces activités, mais en plus leur imaginaire et leur créativité son grandement stimulées. Le fait de jouer à rester dans les contours sans dépasser, leur permet d’apprendre à se contrôler, ce qui a un impact très positif, sur des enfants qui ont tendance à la nervosité et à l’anxiété.

Quelle importance a le dessin sur l’apprentissage de l’écriture plus tard ?

Liliane Holstein : Le dessin, entre 1 et 3 ans, n’est pas encore porteur d’une intention. Le graphisme est fortuit, sans intention de représenter quelque chose. C’est un peu plus tard que la maitrise des gestes, va générer une intention, un besoin d’imiter, de représenter une image.

Lorsque le dessin est vécu comme une activité ludique, très apaisante et génératrice de plaisir pour l’enfant, l’apprentissage de l’écriture est alors la suite logique de cette activité graphique. Se concentrer pour tracer des lettres avec précision et harmonie est dans la continuité du tracé dans le cadre d’un dessin. Plus l’enfant sera comblé sur le plan narcissique par ses parents, ou d’autres adultes de référence (grands-parents, personnel de la crèche…) plus l’apprentissage de l’écriture se fera avec aisance, dans le plaisir et la confiance en soi.

Le dessin et le coloriage peuvent-ils avoir une influence positive sur le comportement général de l’enfant ?

Liliane Holstein : Pris dans la course folle de l’hyper activité et la vie trop stressante des adultes, ils sont contraints de s’adapter à des rythmes qui sont contre nature pour eux.
Pour se construire psychiquement, ils ont besoin de calme et d’une alternance douce entre les périodes d’activité jeux, école, vie sociale, sport, vie familiale et de temps calmes, pendant lesquels ils peuvent vivre à leur rythme, se reposer, avoir une activité artistique non imposée, lire, rêver, dessiner sans contrainte, colorier, peindre et même parfois s’ennuyer un peu, car contrairement à ce que l’on pense, ce que l’on nomme ennui, est hautement créatif, car les pensées élaborées alors sont riches de rêves et d’envies et de « digestion » du réel vécu par l’enfant, le reste du temps.
Tous les enfants l’expriment lors des consultations, dessiner est pour eux un temps hors du temps, une bulle de bonheur et de paix. Ils sont plus heureux et bien plus apaisés.

De plus en plus d’adultes ont recours au coloriage pour se détendre et se déstresser. Cela fonctionne-t-il également pour les enfants ?

Liliane Holstein : Le coloriage est une activité gratuite que l’on peut exercer partout facilement. Quelques crayons et un petit carnet suffisent à apporter du bonheur, de la détente, à s’extraire du monde, à faire baisser son niveau de stress. 

Les enfants tout comme les adultes, s’apaisent dans ces activités graphiques et parviennent à s’abstraire du stress et du bruit. Comme pour l’adulte, cet acte gratuit, n’a souvent pas d’autre but que de se faire plaisir et de passer un bon moment avec soi, dans l’instant présent. En effet, en se concentrant sur les formes, les détails d’un dessin, le choix des couleurs, on s’apaise en évacuant momentanément les idées parasites qui occupent le mental en permanence chez la plupart des humains (petits et grands). On peut alors être dans le plaisir de l’instant, « ici et maintenant », en éloignant au moins pour un temps, le « bruit mental » et le stress qui est tout aussi présent chez les adultes, que chez les enfants. La concentration à ne pas déborder des contours dans le coloriage, à perfectionner un détail, permet de débrancher de tout ce qui n’est pas urgent et qui encombre pourtant l’esprit.

Les enfants communiquent-il à travers leurs dessins ?

Liliane Holstein : Bien sûr, c’est d’ailleurs pour eux un vecteur de communication essentiel. Par le choix de leurs couleurs, nous pouvons en tant que professionnels de la psychologie infantile, déceler beaucoup d’informations sur l’état psychique de l’enfant. S’il choisit la couleur jaune dans son dessin, il nous donne des indications sur son optimisme dans la vie et l’expression de son envie de communiquer avec les autres. Mais la prédominance de cette couleur dans son dessin, nous montre une certaine superficialité ou une difficulté à se concentrer.

Les formes, les éléments, les personnages dessinés, nous informent également grandement sur les pensées, les rêves, les inquiétudes non-exprimées verbalement, les peurs, d’un enfant. Il faut pouvoir les interpréter bien entendu, mais dans le cadre thérapeutique avec les enfants, nous apprenons énormément grâce à leurs dessins, de leur état psychique et émotionnel. La pression des couleurs sur le papier, nous indique leur humeur profonde.

Il leur est bien souvent plus facile d’exprimer leurs sentiments et leur questionnement profond, par le dessin que par l’élaboration de pensées et la formulation verbale.

Par ailleurs, ils nous expriment par ce vecteur, toute leur sensibilité, leur délicatesse artistique, leur poésie des formes et leur sens de l’harmonie des couleurs.

Comment les parents peuvent-ils encourager leurs enfants à dessiner ou colorier ?

Liliane Holstein : Une page blanche est vécue comme une « promesse » pour un enfant, une promesse de bonheur dans la créativité. Il sent qu’il « va se passer quelque chose », que son imagination, tant dans le dessin que dans le coloriage, va lui permettre de traduire sur du papier ses images mentales, alors que dans la réalité de sa vie, en général toutes les créations sont l’apanage des adultes.

Une image sur un écran, ne peut pas produire cet effet, car elle est générée par la créativité d’un graphiste adulte, par un « autre ».

Se retrouver avec sa feuille blanche et ses crayons, est l’assurance d’un délicieux moment avec soi. Et pour les enfants comme pour les adultes, cela devient un grand luxe.

Cette sensation de bonheur est d’autant plus intense et génératrice d’empreintes très positives, quand l’un des parents, dessine près de l’enfant, ou avec lui. Le parent peut commencer un dessin et l’enfant, le continue, puis l’adulte complète une autre partie du dessin, puis c’est au tour de l’enfant. Ce partage est décrit par les petits comme un véritable bonheur.

Le calme, la sérénité, le partage avec les parents de cette activité de dessin, représentent des moments de délice inoubliable pour les enfants, alors que dans leur quotidien, ils voient leurs parents courir sans cesse à leurs propres activités (travail, contraintes de la vie d’adultes). « Faire ensemble », même si chacun est à son propre dessin, est un grand régulateur psychologique pour les enfants.

Dans le fait de dessiner et de colorier, il y a également un besoin de reconnaissance de cette nouvelle maîtrise chez les enfants. C’est pourquoi, ils ont besoin d’être regardés, félicités, que leurs dessins soient considérés comme des cadeaux.

Pensez-vous qu’il y a une différence entre dessiner avec un crayon sur du papier et les programmes de dessin numérique ?

Liliane Holstein : Oui, les programmes de dessin numérique, sont intéressants pour les enfants, mais sont vécus sous l’angle principalement ludique. La lumière vient de l’écran, elle n’est pas diffusée autour de l’enfant ni dans l’ensemble de la pièce dans laquelle il se trouve. Cette lumière de l’écran bien sûr semble en apparence faciliter la polarisation de l’attention de l’enfant, mais elle est rapidement fatigante pour la vue. 

Une lumière naturelle ou qui provient d’un éclairage dans toute une pièce, permet de voir les contours, les couleurs avec plus de douceurs et de subtilité que lorsqu’elle arrive directement de l’écran retro éclairé.

Par ailleurs, il est évident, que tout l’aspect sensuel, de l’utilisation des crayons de couleurs, le parfum du papier, du bois des crayons taillés, le contact réel avec les feuilles, le matériel graphique (crayons, peinture, instruments à tracer) provoquent une joie profonde chez les enfants. Ils sont en effet, extrêmement sensibles (bien plus encore que les adultes) au sens olfactif et au toucher. Ces stimulations sensorielles laissent des empreintes mnésiques pour la vie.

Le dessin est-il un besoin fondamental comme l’est le mouvement ?

Liliane Holstein : Certes, car avant le dessin, il y a avant tout pour l’enfant, le besoin d’être dans le mouvement. Et pour les tout-petits, au départ, c’est surtout le plaisir d’être dans le mouvement qui permet d’avoir envie de tracer sur une feuille ou un support quelconque, de taper, parfois de trouer la page avec son crayon. Le tracé est alors le résultat d’un mouvement avant tout. La volonté de tracer une idée, une représentation, vient après. Le dessin est donc du point de vue neuro-moteur la suite directe du mouvement.

Le monde serait-il meilleur si les parents passaient plus de temps à dessiner avec leurs enfants ?

Liliane Holstein : Je pense en général, que si les parents passaient plus de temps dans des activités paisibles, joyeuses, agréables avec les enfants, le niveau de stress des adultes comme celui des enfants, baisserait considérablement. La sensation de bonheur ressentie serait elle, à la hausse. Rien ne rend plus heureux les enfants que d’avoir une activité avec les parents, lors de laquelle, ils sentent leurs parents détendus, et non plus pris dans les obligations de la vie quotidienne, ou des devoirs, du travail.

Dessin et intelligence

L’importance du coloriage et du dessin pour les enfants

Colorier, c’est bon pour les méninges

À l’ère du numérique les enfants ont-ils encore besoin de pinceaux, de crayons et de papier ? Les chercheurs sont catégoriques : oui. Lorsque les enfants dessinent ou colorient, ils font naître bien plus que de simples gribouillages. La motricité fine, les capacités cognitives, la créativité, la communication et l’assurance de soi-même sont renforcées. Apprentissage et image sont intimement liés.

L’essentiel à retenir

  • Le dessin et le coloriage occupent une place prépondérante dans le développement de l’enfant
  • Le dessin et le coloriage développent la motricité fine
  • Dessiner et colorier crée les conditions essentielles à l’apprentissage de l’écriture
  • Coloriages et dessins sont les « lettres » des enfants
  • Dessiner et colorier active des connexions dans le cerveau

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Un écran plutôt que du papier

Le coloriage et le dessin ne font pas partie des activités de loisirs préférées des enfants, loin s’en faut. D’après un sondage de l’institut de recherche pédagogique sur les médias réalisé en 20141, seules 12 % des filles âgées de 6 à 13 ans et tout juste 4 % des garçons de la même tranche d’âge déclarent que « colorier, dessiner ou bricoler » sont leurs trois occupations préférées. Au moins, 48 % des enfants interrogés se servent au minimum une fois par semaine de pinceaux ou de crayons. Mais il y a 15 ans, ils étaient significativement plus nombreux, à savoir 66 %.2

Comparativement, les occupations créatives ont certes le vent en poupe chez les enfants plus jeunes, mais là aussi la tendance est de moins en moins au dessin et au coloriage. D’après une autre étude, datant également de 2014 et visant à analyser l’utilisation des médias par les jeunes enfants3, 25 % des enfants de deux à cinq ans jouent chaque jour aux « artistes en herbe ». 50 % des enfants de maternelle bricolent, colorient ou dessinent une à plusieurs fois par semaine. En 2012 ces chiffres étaient encore respectivement de 28 et 53 %. En 2014 la télévision occupait déjà une place plus importante que ces occupations et la consommation de vidéos et de DVD s’était considérablement accrue. 

Plus les enfants sont âgés, plus la création manuelle via le coloriage, les pinceaux, les crayons et le papier a tendance à disparaître au profit de médias numériques. Alors qu’un quart des enfants âgés de quatre à cinq ans utilisent occasionnellement des médias numériques3, ces derniers s’inscrivent déjà pleinement dans le quotidien des enfants de six à treize ans. 62 % des enfants de cette classe d’âge jouent au minimum une fois par semaine sur l’ordinateur, la console ou en ligne.1

Le coloriage et le dessin sont-ils nécessaires ?

Les parents ne portent pas tous le même regard sur cette question. Certains appliquent des règles sévères, d’autres en revanche soutiennent les activités numériques de leurs enfants. Une étude de l’Institut allemand pour la confiance et la sécurité sur Internet a révélé que 55 % des parents d’enfants âgés de trois ans considèrent qu’il est important d’accéder tôt à l’univers du numérique.4 Et lorsqu’il s’agit d’apaiser la situation quand celle-ci devient trop stressante, les parents misent de plus en plus sur le smartphone et la tablette. D’après l’étude DIVSI, une famille sur trois fait appel à des appareils numériques pour occuper les enfants. L’injonction « va dessiner » se fait de plus en plus rare. 

Ce comportement n’est pas cohérent car d’après un sondage actuel YouGov5, 91 % des parents considèrent que colorier et dessiner sur du papier est aujourd’hui encore une activité importante. Mais si celle-ci devait malgré tout continuer à perdre du terrain au profit des films, des jeux sur ordinateur et des applications, ne faudrait-il pas se demander si ces activités analogiques sont encore judicieuses et en adéquation avec notre époque ? Car n’oublions pas que l’univers du numérique, s’il propose certes un vaste éventail de divertissements, recèle également de multiples possibilités d’apprentissage. Les enfants ont-ils donc encore besoin de papier et de crayons ? La réponse est définitivement « oui ». Les pédagogues, psychologues et chercheurs en neurosciences ont de nombreux arguments en faveur du dessin sur papier et de son rôle essentiel dans le développement de l’enfant. 

Une partie intégrante du développement de l’enfant : « Je colorie donc je suis »

Colorier s’inscrit dans le développement de l’enfant. Les nourrissons commencent déjà à barbouiller au cours de leur première année. Les spécialistes voient même dans le fait d’étaler et de répandre aux quatre vents, de la nourriture, du sable et autres, une ébauche de gribouillage. Le nourrisson prend conscience du fait, qu’en se bougeant, il peut laisser des traces. Mais alors que cette expérience déclenche l’enthousiasme de l’enfant qui apprend en agissant, celui des parents est généralement plus réservé, surtout lorsque de la nourriture est étalée partout. Alors mieux vaut encore que le papier, les crayons et la peinture finissent par remplacer la bouillie pour bébés. Et c’est alors qu’au cours de différentes phases, communes aux enfants de toutes les cultures, se développe peu à peu l’aptitude à dessiner.

Contrairement à la table, au bac à sable – ou à un appareil numérique –, le papier permet à l’enfant de laisser une empreinte tangible et toujours présente. L’enfant est créateur et concepteur. En dessinant et en coloriant, l’enfant matérialise par un processus de création qui lui est propre ce à quoi lui-même a décidé de donner forme via l’image. Sa création démontre, preuve en main, ce qu’il est capable de faire. Ce n’est pas un hasard si les enfants sont généralement si fiers de montrer leurs créations6, de les commenter et de les offrir. Et offrir quelque chose réalisé personnellement renforce l’assurance de soi-même.

Colorier et dessiner contribue au développement de la motricité fine : du trait grossier au détail précis

L’intérêt de l’enfant pour le dessin ou le coloriage se développe généralement tout seul, tout comme le fait d’attraper un objet, de se déplacer à quatre pattes ou de marmonner. C’est l’envie de mouvements qui constitue les prémices du dessin chez l’enfant. Il commence par tenir le crayon dans son poing et à effectuer des mouvements avec toute la partie supérieure de son corps. Un comportement qui contribue à développer pas à pas sa motricité fine.

Plus les doigts sont entraînés, plus ils sont habiles. Face aux résultats immédiatement visibles, les enfants sont stimulés et persévèrent. Ce faisant, ils entraînent sans cesse la coordination œil-main. La phase de gribouillages donne naissance à une profusion d’images. Leur teneur artistique peut sembler insignifiante, mais toujours est-il que cette activité est extrêmement importante en soi. Griffonner, barbouiller, colorier ou dessiner est aussi important pour la motricité fine que marcher à quatre pattes l’est pour la motricité globale.

Attraper et saisir

Les compétences en motricité fine sont non seulement pratiques, mais influent également sur le cerveau via la main. Nous « saisissons » le monde via notre perception tactile – le mouvement et la pensée sont intimement liés. Les études montrent que les enfants de maternelle ayant des compétences avancées en motricité fine obtiennent à l’école élémentaire de meilleurs résultats en mathématiques et aux tests d’intelligence.7

En outre : avant de colorier ou de dessiner quelque chose, l’enfant doit d’abord y réfléchir. Il décide des principales caractéristiques du motif choisi, puis trouve soi-même une forme pour les représenter. C’est ainsi que les « bonshommes têtards », avec lesquels les enfants en bas âge dessinent à la fois les hommes et les animaux, prouvent qu’ils reconnaissent l’importance de la tête et des membres comme caractéristiques essentielles du corps et sont capables de trouver des signes pour les représenter. Souvent ils se servent également du gribouillage pour représenter ce que quelqu’un fait. Un tout petit enfant parvient ainsi par le dessin à exprimer que « l’homme court » ou que « la femme se tourne ».

« Les enfants dessinent ce qu’ils savent, ce qu’ils viennent juste de reconnaître ou découvrent alors qu’ils dessinent. C’est l’expression d’une réflexion rationnelle et analytique »8, constate le professeur Eberhard Brügel. Enseignant de didactique artistique à l’école supérieure de pédagogie de Fribourg-en-Brisgau, il est aussi spécialiste des dessins d’enfants.

Vue l’importance extrême du coloriage et du dessin pour « saisir » le monde et le « décrire », il est logique que des compétences affinées dans ce domaine aient des conséquences directes sur l’apprentissage de la langue. Se confronter avec son environnement via le dessin et le coloriage, créer des symboles pour représenter des êtres vivants ou des objets environnants – tout cela aide également à apprendre cette forme de communication qu’est la langue.

Une condition importante pour apprendre à écrire : du gribouillage à l’écriture

Le dessin, qui permet à l’enfant de représenter un motif en élaborant des symboles équivalents à des descriptions linguistiques, œuvre à la mise en place de connexions importantes et active certaines régions du cerveau. L’enfant découvre ainsi l’importance des symboles. Ces derniers et l’écriture ayant une origine similaire9, il est fort probable qu’un enfant dessinant beaucoup ait plus de facilités qu’un autre à apprendre à écrire à la main.

De nombreux enfants imitent dans leurs dessins l’écriture des personnes plus âgées qu’ils voient écrire. Même si ces simulations n’ont rien à voir avec des caractères, elles éveillent tout de même l’intérêt de l’enfant pour l’écriture autonome tout en entraînant la motricité fine. En outre, via le dessin la prise en main du crayon se développe généralement en un maintien ergonomiquement judicieux en trois points.10 Ce qui crée les conditions de l'apprentissage de l'écriture.

Il est prouvé que le fait de dessiner entraîne une meilleure écriture. Un détail important car même à l’ère du numérique l’écriture s’apprend manuellement. La signature réalisée manuellement est elle aussi d’une importance cruciale en tant que caractéristique d’identification et signe d’individualité.

Créativité et autonomie

Bien avant que les crayons ne soient utilisés pour écrire, le dessin et le coloriage, plus que toutes autres occupations, se prêtent idéalement à la création individuelle. Les crayons et la peinture permettent aux enfants d’exprimer leur créativité et leur aptitude à créer quelque chose de nouveau, sans entraves et sans intermédiaires – l’imagination ne connaît pas de limites sur le papier. C’est pourquoi les dessins d’enfants sont si souvent ornés de figures ou de choses fantaisistes. Sur le papier ils inventent à volonté des hommes et des machines aux pouvoirs insoupçonnés et posent leurs propres règles. Les possibilités illimitées stimulent la fantaisie et permettent d’explorer les limites entre réalité et imagination.

Même si les capacités figuratives de l’enfant sont encore limitées, cela ne restreint en rien la créativité. Bien au contraire : les enfants associent un sens à leurs dessins et les éveillent ainsi « à la vie » par la parole. Souvent même ils décrivent tout en dessinant ce qu’ils sont en train de faire ou ce qui « se passe » dans l’image. Ils s’exercent ainsi de manière ludique à raconter des histoires cohérentes.

Les images offrent en outre des occasions tout à fait naturelles de communiquer – tant avec d’autres enfants qu’avec les adultes. Souvent les enfants parlent intensément tout en coloriant et en dessinant et réagissent aux suggestions d’autrui. Comme les images sont visibles de tous et que plusieurs enfants peuvent y collaborer parallèlement, elles donnent souvent naissance à des projets collectifs. Ces interactions leur permettent d’exercer leurs compétences sociales et d’apprendre à collaborer avec les autres.

Coloriages et dessins ou les « lettres » des enfants lorsque le langage fait défaut

La représentation sous forme d’image constitue un « langage universel ». Les images aident là où les mots font défaut. Les enfants peuvent ainsi exprimer tout ce qui les touche ou les préoccupe – malgré leurs lacunes linguistiques et le fait tout simplement que le vocabulaire leur manque pour exprimer certains sentiments, certaines observations ou expériences. Le dessin peut donc être utile par exemple pour aider à intégrer les enfants issus de l’immigration ou dans le traitement des traumatismes.

Les motifs que les enfants choisissent, la disposition des personnes les unes par rapport aux autres, l’art et la manière dont ils disposent le papier – tout cela donne des informations sur leur monde intérieur. Comme l’explique l’éducatrice sociale Margarete Blank-Mathieu : « Les dessins d’enfants sont des lettres d’enfants ».6 Et l’éducateur artistique Brügel est persuadé que « les images naissant d’une motivation émotionnelle permettent aux enfants d’articuler leurs sentiments et de s’y confronter activement ».8 Les images sur papier étant visibles de tous, toute autre personne peut facilement s’en servir afin de nouer un dialogue avec l’enfant.

Outre leur « valeur expressive », les images d’enfants ont également une « valeur narrative ».8 Les images de ce qu’ils ont vécu leur permettent de représenter et de traiter ce qui les a impressionné, elles font alors office de journaux intimes. Tout parent souhaitant savoir ce à quoi pense son enfant trouve souvent la réponse dans ses dessins.

Colorier et dessiner active des connexions dans le cerveau : du bout des doigts à la tête

Le dessin et le coloriage réunissent des informations visuelles, motrices et sémantiques, activant ainsi différentes zones du cerveau – tant dans la moitié gauche que dans la moitié droite. Généralement, la moitié gauche du cerveau est assimilée à la pensée logique et analytique ; la moitié droite aux mouvements, associations et à la créativité. Lorsqu’un enfant exerce une activité « artistique », il allie des compétences issues de différentes régions du cerveau et exerce ainsi de nombreuses capacités cognitives, considérées comme caractéristiques essentielles de l’intelligence. Des scientifiques de l’université d’Erlangen11 ont par exemple ainsi démontré, à l’aide de l’imagerie par résonance magnétique, que colorier modifie effectivement le cerveau. 

En outre, différentes études ont prouvé qu’il existe une relation significative entre l’intelligence d’un enfant et ses compétences en dessin. Une autre étude, réalisée en 2014 de la Britannique Rosalind Arden12, démontre également que les enfants ayant de bonnes compétences en dessin à l’âge de quatre ans ont également un quotient intellectuel plus élevé dix ans plus tard. Pour ce faire, cette scientifique a évalué plus de 15 000 bonshommes griffonnés par des enfants de quatre ans puis les a comparés avec l’intelligence qui leur a été attestée dix ans plus tard. Le lien est évident : plus les enfants dessinent de manière détaillée, plus leur quotient intellectuel est élevé à quatorze ans. Les scientifiques partent généralement du principe que la complexité des dessins d’enfants va de pair avec leurs capacités cognitives.

Le dessin ne reflète pas uniquement le degré de développement cognitif de l’enfant, cette activité développe également son cerveau. La répétition fréquente de certaines séquences de mouvements entraîne l’automatisation des mouvements. Les enfants se constituent ainsi un répertoire dans lequel ils n’ont plus qu’à se servir. Plus le nombre d’automatismes enregistrés dans leur cerveau est élevé, plus ils sont à même de relever de nouveaux défis – par exemple dessiner plus de détails ou créer de plus grandes compositions picturales, conformément au proverbe : « L’exercice fait le maître ».

Bien plus qu’un « truc de gosses »

Toute la vie durant le dessin est en liaison étroite avec les performances cognitives de l’individu, comme le souligne une étude canadienne réalisée en 2016. Jeffrey Wammes et ses collègues de l’université de Waterloo y ont démontré que les étudiants retiennent bien mieux quelque chose lorsqu’ils dessinent également le terme.13 Il en va de même lorsqu’ils prennent des notes manuelles lors de cours magistraux. Le cerveau a tendance à mieux retenir quelque chose quand celle-ci a été notée manuellement plutôt que tapée sur l’ordinateur.14 « Le stylo est plus puissant que le clavier », ainsi les auteurs de cette étude résument-ils leurs résultats. D’autres études telles que celles de la professeure de psychologie britannique Jackie Andrade sont également fascinantes.15 Elles ont notamment révélé que les griffonnages des adultes – par exemple lorsqu’ils téléphonent – accroissent leurs capacités de mémoire.

Motiver les peintres en herbe

Tous les enfants ne s’adonnent pas au dessin ou au coloriage avec la même passion. Mais il existe différentes possibilités pour les motiver. Les parents doivent toujours veiller à ce que les enfants aient suffisamment de matériel à disposition et puissent y accéder facilement. Et la plupart d’entre eux savent que c’est important comme le démontrent les résultats d’une étude actuelle réalisée auprès de parents et consacrée au dessin et au coloriage.5 81 % d’entre eux ont ainsi déclaré que leur enfant a toujours du papier, de la peinture et des crayons à portée de main. 16 % des pères et des mères lui donnent les accessoires nécessaires lorsqu’il le demande.

Estimer et apprécier les dessins donne des ailes aux enfants : ils sont ravis lorsque les parents et personnes de référence s’intéressent à leurs œuvres et les suspendent. Même les griffonnages méritent une « place d’honneur ». Des appréciations telles que « c’est beau » sont vite exprimées, mais généralement peu appréciées. Des critères tels que « beau » et « pas beau » ne se prêtent pas aux dessins d’enfants. Les pédagogues sont d’avis que mieux vaut montrer son intérêt et encourager l’enfant à s’exprimer par un « tu veux bien m’expliquer ton dessin ? » que poser la question habituelle « c’est quoi ? ». Et les adultes ou les frères et sœurs feraient mieux d’éviter les conseils bienveillants tels que « je vais te monter comment le dessiner correctement ». Ils ne motivent pas l’enfant mais lui suggèrent comment « améliorer » son œuvre. 

Conclusion : Même à l’ère du numérique, les crayons et pinceaux ont encore de beaux jours devant eux. Les accessoires de coloriage et de dessin sont bénéfiques au développement de l’enfant lorsqu’il grandit avec et s’en sert fréquemment. Le dessin et le coloriage sont un formidable moyen de stimuler les enfants. Cette activité leur permet de faire de précieuses expériences qui aujourd’hui encore sont nécessaires. Ce qui naît sur le papier a des conséquences réelles et positives dans la vie. De plus, il est toujours agréable de contempler des peintures et dessins.

 

Sources :

1 Feierabend, S., Plankenhorn, K. et Rathgeb, T. (2015). KIM-Studie 2014, Kinder + Medien, Computer + Internet. https://www.mpfs.de/fileadmin/files/Studien/KIM/2014/KIM_Studie_2014.pdf [consulté le 1.12.2016].

2 Feierabend, S. et Klingler, W. (2000). Kinder und Medien – KIM `99. https://www.mpfs.de/fileadmin/files/Studien/KIM/1999/KIM_Studie_1999.pdf [consulté le 1.12.2016].

3 Feierabend, S., Plankenhorn, K. et Rathgeb, T. (2015). miniKIM 2014, Kleinkinder und Medien. https://www.mpfs.de/studien/minikim-studie/2014/ [consulté le 1.12.2016].

4 DIVSI (Institut allemand pour la confiance et la sécurité sur Internet) (2015). DIVSI U9 – Studie Kinder in der digitalen Welt. https://www.divsi.de/wp-content/uploads/2015/06/U9-Studie-DIVSI-web.pdf [consulté le 8.2.2017].

5 YouGov, sondage représentatif réalisé auprès de 1 025 parents d’enfants âgés de 2 à 10 ans entre le 10.1.2017 et le 19.1.2017.

6 Blank-Mathieu, M. (2006). Was eine Kinderzeichnung verrät. Dans I. Burtscher (éd.), Handbuch für ErzieherInnen, Landberg am Lech: mvg-Verlag.

7 Suggate, S. et Stoeger, H. (2016). Fine motor skills enhance lexical processing of embodied vocabulary, A test of the nimble-hands, nimble-minds hypothesis. The Quarterly Journal of Experimental Psychology, 69, p. 1-19. 

8 Brügel, E. (2012). Wundervolle Welt der Kinderzeichnungen, Die Entwicklung des bildnerischen Handelns von Kindern zwischen dem ersten und dritten Lebensjahr. http://www.dji.de/fileadmin/user_upload/bibs/672_14917_Expertise_Bruegel.pdf [consulté le 14.2.2017].

9 Peez, G. (2011). Kinder kritzeln, zeichnen und malen – Warum eigentlich? Dans Forschung aktuell.

10 Jenni, O. (2013). Wie Kinder die Welt abbilden – und was man daraus folgern kann. Pädiatrie up2date3, p. 227-253.

11 Bolwer, A., Mack-Andrick, J., Lang, F. R., Dörfler, A. et Maihöfner, C. (2014). How art changes your brain: differential effects of visual art production and cognitive art evaluation on functional brain connectivity. PLOS ONE, 9 (7).

12 Arden, R., Trzaskowski, M., Garfield, V. et Plomin, R. (2014). Genes influence young children’s human figure drawings and their association with intelligence a decade later. Psychological Science. 

http://www.kcl.ac.uk/ioppn/news/records/2014/August/Childrens-drawings-indicate-later-intelligence.aspx [consulté le 5.12.2016].

13 Université de Waterloo (2016). Need to remember something? Better draw it, study finds. ScienceDaily. https://www.sciencedaily.com/releases/2016/04/160421133821.htm [consulté le 1.12.2016].

14 Mueller, P. A. et Oppenheimer, D. M. (2014). The Pen Is Mightier Than the Keyboard, Advantages of Longhand Over Laptop Note Taking. Psychological Science, 25 (6), p. 1159-1168.

15 Andrade, J. (2009). What does Doodling do? http://pignottia.faculty.mjc.edu/math134/homework/doodlingCaseStudy.pdf [consulté le 8.2.2017]. 

Dessin et relaxation

Les effets positifs du coloriage et du dessin

Relaxation et concentration par le dessin

Une chose est sûre : les enfants aiment les écrans pleins de couleurs. Mais que peut alors leur apporter une feuille blanche ? Bien plus qu’on ne croit, disent les chercheurs de différentes disciplines. Quand les enfants colorient ou dessinent, ils se font directement du bien. Cette activité les aide à se détendre et stimule la concentration. La psychanalyste française Liliane Holstein précise : « Une page blanche est vécue comme une « promesse » pour un enfant, une promesse de bonheur dans la créativité. Il sent qu’il « va se passer quelque chose », que son imagination, tant dans le dessin que dans le coloriage, va lui permettre de traduire sur du papier ses images mentales, alors que dans la réalité de sa vie, en général toutes les créations sont l’apanage des adultes.

Une image sur un écran, ne peut pas produire cet effet, car elle est générée par la créativité d’un graphiste adulte, par un « autre ».

Se retrouver avec sa feuille blanche et ses crayons, est l’assurance d’un délicieux moment avec soi. Et pour les enfants comme pour les adultes, cela devient un luxe. »

L’Essentiel à retenir

  • Le coloriage et le dessin peuvent avoir un effet proche de la méditation 
  • En coloriant et dessinant, les enfants peuvent vivre une « expérience optimale » (flow) 
  • L’art modifie le cerveau
  • La coloriage et le dessin stimulent l’endurance

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Le stress chez les enfants

L’enfance n’est pas toujours synonyme de bonheur et d’insouciance. Les enfants aussi sont depuis longtemps sujets au stress. Un enfant sur six et un adolescent sur cinq en souffrent selon une étude représentative de l’université de Bielefeld datant de 20151. Cette étude a interrogé près de 1 100 enfants et adolescents de 6 à 16 ans ainsi que leurs parents. 

Les pédiatres, psychologues et pédagogues considèrent le stress comme une des causes principales des problèmes de concentration chez les enfants.2 De plus en plus d’enfants ont des difficultés à « demeurer attentifs à une même tâche » sur une durée prolongée.3 Pour autant, il ne s’agit pas forcément d’un symptôme indiquant un déficit durable de l’attention comme le TDA ou le TDAH. Mais force est de constater : dans notre société aux multiples distractions, sollicitations et exigences, il n’est pas facile pour les enfants de se concentrer. 

Selon Liliane Holstein, psychanalyste : « Pris dans la course folle de l’hyper activité et la vie trop stressante des adultes, les enfants sont contraints de s’adapter à des rythmes qui sont contre nature pour eux. Or, pour se construire psychiquement, les enfants ont besoin de calme et d’une alternance douce entre les périodes d’activité par exemple jeux, école, vie sociale, sport, vie familiale et de temps calmes, pendant lesquels ils peuvent vivre à leur rythme, se reposer, avoir une activité artistique non imposée, lire, rêver, dessiner sans contrainte, colorier, peindre et même parfois s’ennuyer un peu, car contrairement à ce que l’on pense, ce que l’on nomme ennui, est hautement créatif, car les pensées élaborées alors sont riches de rêves et d’envies et de métabolisation du réel vécu par l’enfant, le reste du temps. »

Face à ce problème les parents sont souvent désemparés.
En général, l’idée d’encourager leur enfant à peindre ou à dessiner ne leur vient pas spontanément. Nombreux par contre sont les parents qui croient aux effets relaxants des appareils numériques.4 Dans une étude réalisée par l’Institut allemand pour la confiance et la sécurité sur Internet (DIVSI), la quasi-moitié des parents interrogés (40 %) étaient d’accord avec l’affirmation « Les jeux vidéo sont bons pour mon enfant car il arrive alors à “se déconnecter” complètement. »4 Mais souvent cette équation « se connecter pour se déconnecter » ne se confirme pas. Les jeux vidéo, qui demandent des réactions rapides, mettent en permanence le corps « en alerte » et ont plutôt tendance à être source de stress. Liliane Holstein ajoute : « Trop souvent, les jeux électroniques font appel à des compétences de stratégies mentales, de rapidité de réaction, de concurrence avec d’autres, de violence physique, parfois de destruction. Le dessin et les arts graphiques fonctionnent totalement à l’inverse. Ils s’effectuent dans le calme, peu de bruits, pas d’images fatigantes, imposés pour le système nerveux de l’enfant.

Il n’est aucunement question, ni de violence, ni de concurrence, juste de paix et de plaisir. »

D’où vient le stress

Les enfants sont soumis à différentes sources de stress qui peuvent interférer entre elles. Dans la vie quotidienne, les exigences de la vie scolaire ou des parents peuvent peser autant que le stress causé par les activités de loisirs et l’abondance des stimuli. De nombreux enfants ont un emploi du temps bien rempli qui ne leur laisse plus que très peu de temps libre. Dans l’étude sur le stress de 2015, 89 % des enfants souffrant d’un grand stress se plaignent d’avoir trop peu de temps libre.1 Peuvent aussi peser sur les enfants des événements tels que les disputes entre les adultes référents ou des changements intervenus dans leur environnement ; et parfois bien plus qu’il n’y paraît à première vue. Quand les enfants se sentent dépassés par les situations, quand des moments de tension ne sont pas suivis de moments de détente, le stress devient un problème pour l’âme et le corps. 

Le stress peut s’exprimer sur le plan physique et psychique. Les symptômes vont de troubles tels qu’irritabilité ou inquiétude aux problèmes psychosomatiques et émotionnels. Sous stress, les enfants se sentent mal, ils sont nerveux ou anxieux. Souvent, les problèmes se manifestent par des difficultés à s’endormir, des maux de tête ou de ventre. Certains enfants souffrent de nausées ou de manque d’appétit, d’autres se sentent fatigués ou sans entrain. Autres signes : les enfants stressés sont relativement souvent en colère ou agressifs. Certains manquent de confiance en eux ou ont des difficultés à résoudre tout seuls leurs problèmes. Ils ont souvent du mal à se concentrer.1

Dessiner en guise de méditation

Les enfants doivent pouvoir compenser le stress causé par les multiples sollicitations auxquelles ils doivent faire face : il leur faut une possibilité de se centrer et de détendre le corps et l’esprit. « Le coloriage et le dessin peuvent représenter un refuge pour les enfants. S’assoir, peindre sans réfléchir mais comme on peut, juste en suivant les envies du moment. Là les enfants peuvent vraiment s’apaiser », déclare le psychologue Michael Thiel. Cette activité peut contribuer à renforcer la résistance au stress. « La capacité à gérer le stress négatif et à le contrôler peut s’apprendre déjà très tôt par le biais de la peinture et du dessin. C’est le même principe qu’une méditation », explique Thiel. 

Liliane Holstein ajoute : « On peut apprendre par exemple aux jeunes enfants à colorier en restant bien dans les cadres et les contours du dessin, car c’est un exercice mental qui leur permet de se faire plaisir avec des crayons et du papier, mais également de se contrôler pour ne pas « dépasser ». Cette idée du dépassement des contours est très importante pour les jeunes enfants entre 3 et 6 ans, période de test vis-à-vis des codes de vie et d’éducation qu’ils doivent acquérir dans cette tranche d’âge. En effet, inconsciemment, ils sont tentés de tester les adultes pour vérifier la solidité du cadre affectif et éducatif de leurs parents, ce qui implique de nombreux essais de « sorties de ce cadre ». Le coloriage est alors un formidable outil, de compréhension de l’intérêt de s’apaiser, de s’appliquer et de se contrôler. »

Colorier ou dessiner en guise de méditation, un conseil que donnent de nombreux psychologues. Le psychologue new-yorkais Ben Michaelis fait la remarque suivante : « L’exercice du dessin pour des raisons de santé mentale s’inscrit dans une longue tradition. Au tournant du siècle dernier, C. G. Jung a essayé d’encourager les gens à dessiner en se servant de cette méthode de concentration pour ainsi donner une chance à l’inconscient de lâcher prise. Nous savons aujourd’hui que les capacités du dessin à réduire le stress vont encore bien au-delà. »5

Les enfants découvrent déjà très tôt le plaisir de dessiner des personnes et de créer des images. Il est donc plus facile de les entraîner à dessiner qu’à se lancer dans d’autres exercices de méditation ou de relaxation. Le caractère méditatif du dessin a été maintenant aussi découvert par les adultes. Ce n’est pas un hasard si les cours de peinture et dessin et les livres de coloriage pour adultes connaissent un véritable engouement.

Un état de bien-être : le « flow » anti-frustration

Contrairement aux médias numériques, jeux de société ou sports qui impliquent des interactions avec l’extérieur, le dessin permet aux enfants d’agir librement sans avoir à réagir. Eux seuls déterminent leur rythme, choisissent les couleurs, les motifs et le type de représentation. 

Quand un enfant s’adonne au processus créatif de la peinture ou du dessin, il peut vivre un état appelé en psychologie « flow »6, une dite « expérience optimale ». Dans cet état, l’action est ressentie comme harmonieuse, fluide et facile.7 Cette action s’accomplit quasiment toute seule comme si elle suivait sa propre logique interne. L’activité et l’attention ne font plus qu’un quand l’enfant se concentre sur son dessin. La notion de temps a disparu. Comme en méditation, l’enfant est plongé dans le moment présent et ressent une grande aisance dans ce qu’il fait. 

Pour Liliane Holstein : « L’aspect sensuel du dessin est très important et laisse des souvenirs inoubliables dans l’esprit des enfants qui n’oublient jamais l’odeur du papier, le parfum feutré des pastels, des craies, celui du bois taillé des crayons de couleurs, le bonheur et la surprise de voir le mélange des couleurs dans l’eau. C’est pour eux, un mystère qui semble se renouveler sans fin. »

Ce « flow » peut se ressentir quand une activité requiert plus de concentration qu’elle ne produit de frustration. En d’autres mots : le défi à relever est ressenti comme étant gérable. Les moments de tension et de détente s’équilibrent à peu près ; on est concentré, sans avoir le sentiment d’être dépassé. Cet état peut véritablement déclencher une sensation de bonheur. Les enfants qui en peignant ou dessinant vivent un tel état de « flow » font une expérience majeure : se concentrer et résoudre une tâche de manière créative est une source de satisfaction. 

« Cette sensation de bonheur est d’autant plus intense et génératrice d’empreintes très positives, quand l’un des parents, dessine près de l’enfant, ou avec lui. Le parent peut commencer un dessin et l’enfant, le continue, puis l’adulte complète une autre partie du dessin, puis c’est au tour de l’enfant.

Ce partage est décrit par les petits comme un véritable bonheur.

Le calme, la sérénité, le partage avec les parents de cette activité de dessin, représentent des moments de délice pour les enfants, alors que dans leur quotidien, ils voient leurs parents courir sans cesse à leurs propres activités (travail, contraintes de la vie d’adultes). « Faire ensemble », même si chacun est à son propre dessin, est un grand régulateur psychologique pour les enfants.

Dans le fait de dessiner et de colorier, il y a également un besoin de reconnaissance de cette nouvelle maîtrise chez les enfants. C’est pourquoi, ils ont besoin d’être regardés, félicités, que leurs dessins soient considérés comme des cadeaux. » explique Liliane Holstein.

L’art modifie le cerveau : une page remplie et la pensée s’aiguise

Les activités de coloriage et de dessin ont de multiples effets positifs sur le cerveau. Elles stimulent avant tout l’hémisphère droit du cerveau qui est le centre de la créativité, des émotions et de l’intuition. Relâchant ainsi automatiquement la pression dans l’hémisphère gauche. Selon les scientifiques, les capacités cognitives pourraient ici y gagner. 

La thèse selon laquelle dessiner renforce les performances cognitives est appuyée par différentes études. Une étude de l’université de Plymouth est à ce titre impressionnante.8 Elle a démontré que les personnes qui gribouillaient en téléphonant retenaient de la conversation 29 % de détails en plus. Selon les conclusions d’une étude réalisée par l’université canadienne de Waterloo9, dessiner est un outil idéal pour mieux mémoriser. Les participants se souvenaient deux fois plus d’un mot dessiné que d’un mot écrit. 

Une équipe de recherche qui entoure la scientifique Anne Bolwerk de l’université d’Erlangen a montré que colorier et dessiner accroit de manière nette et mesurable les connexions neuronales du cerveau.10 Les chercheurs ont mené l’expérience avec deux groupes d’étude : un groupe dessinait et coloriait tandis que l’autre se contentait de s’intéresser à l’art de manière passive. Les activités de coloriage et de dessin stimulant et connectant entre elles différentes régions du cerveau, elles améliorent la performance de la mémoire. Un bénéfice dont profitent autant les enfants que toutes les autres catégories d’âge. 

L’apprentissage de la persévérance

En remplissant progressivement la feuille blanche, les enfants sont également amenés à vivre une autre expérience centrale : ils développent la précieuse aptitude à la persévérance. Contrairement aux médias numériques qui récompensent directement une action, l’enfant doit ici s’armer de patience avant de voir son dessin terminé. Il apprend la maîtrise de soi, la privation d’une récompense immédiate. « Manier les crayons, les pinceaux et les couleurs représente de petits défis pour les enfants : les crayons qui se cassent, les bavures et déchirures. Les enfants apprennent ici à persévérer et à surmonter les difficultés. Voir que cela en vaut la peine est une expérience importante, aussi pour leur vie future », explique le psychologue Michael Thiel.

D’après Thiel, le coloriage et le dessin peuvent à longue échéance aider les enfants à réagir aux défis en restant sereins, à être moins vite victimes de stress ou enclins à abandonner : « Mieux je maîtrise ma motricité fine et mon corps, plus j’aurai d’assurance et de confiance en moi pour surmonter les autres situations. En transférant à d’autres domaines les capacités du cerveau acquises dans les activités de coloriage et de dessin, l’enfant a le sentiment de pouvoir agir dans la vie et dans son environnement et perd la peur des petits défis ou des situations complexes. »

Liliane Holstein conclut : « Dessiner est par ailleurs, un excellent moyen de mettre à distance de son mental, des angoisses, un mauvais rêve, une phobie. En représentant, cet élément perturbateur, même symboliquement, l’enfant arrive à l’évacuer, si un adulte s’y intéresse en lui faisant raconter son dessin. »

 

Conclusion : 

Les études réalisées à ce sujet sont claires : le coloriage et le dessin développent chez les enfants de multiples interactions positives. Papier, crayons et pinceaux sont des compagnons importants de l’enfance qui permettent aux enfants de s’exprimer, mais aussi de se ressourcer, en toute liberté et autonomie. Ils entraînent leur aptitude à se relaxer tout autant que leur aptitude à se concentrer. C’est pour eux la chance de découvrir le « flow », l’expérience optimale, et la satisfaction que peut procurer un haut degré de concentration. Ils développent ainsi également leur perception de soi. Ce qui crée un autre effet positif, car avoir une bonne perception et une bonne connaissance de soi, c’est être moins à la merci des facteurs extérieurs. La résilience, la capacité de résistance physique, est fortifiée. De simples activités de coloriage ou de dessin apportent ainsi une multitude de bienfaits. 

 

Sources :

1 Ziegler, H. (2015). Stress-Studie 2015, Burn-Out im Kinderzimmer: Wie gestresst sind Kinder und Jugendliche in Deutschland?. http://xn--kinderfrderung-1pb.bepanthen.de/static/documents/03_Abstract_Ziegler.pdf [consulté le 2.1.2017]. 

2 Steininger, C. (2016). Konzentrationsstörungen: Was sind Konzentrationsstörungen?. https://www.kinderaerzte-im-netz.de/krankheiten/konzentrationsstoerungen/was-sind-konzentrationsstoerungen/ [consulté le 5.1.2017].

3 Sütterlin, P. (2015). Konzentrationsschwächen bei Kindern, Was können Eltern tun?. https://www.philognosie.net/denken-lernen/konzentrationsschwaeche-kinder-was-koennen-eltern-tun [consulté le 5.1.2017].

4 DIVSI (Institut allemand pour la confiance et la sécurité sur Internet) (2015). DIVSI U9-Studie, Kinder in der digitalen Welt. https://www.divsi.de/wp-content/uploads/2015/06/U9-Studie-DIVSI-web.pdf [consulté le 8.2.2017].

5 Damsch, N. (2015). Wenn du jeden Tag malst, passiert etwas Erstaunliches mit dir. http://www.huffingtonpost.de/2015/10/15/ausmalen-meditieren-psychologe_n_8304046.html [consulté le 8.2.2017].

6 Schiefele, U. (2016). Flow-Theorie. In M. A. Wirtz, Dorsch – Lexikon der Psychologie. Göttingen : Hogrefe.

7 Csíkszentmihályi, M. (1975). Beyond Boredom and Anxiety. The Experience of Play in Work and Games (8e édition) San Francisco : Jossey-Bass Publisher.

8 Andrade, J. (2009). What does Doodling do?. http://pignottia.faculty.mjc.edu/math134/homework/doodlingCaseStudy.pdf [consulté le 5.1.2017]. 

9 Wammes, J., Meade, M. et Fernandes, M. (2016). The drawing effect : Evidence for reliable and robust memory benefits in free recall. The Quarterly Journal of Experimental Psychology, 69 (9), 1752-1776. 

10 Bolwerk, A., Mack-Andrick, J., Lang, F.R., Dörfler, A. et Maihöfner, C. (2014). How art changes your brain : differential effects of visual art production and cognitive art evaluation on functional brain connectivity. PLOS ONE, 9 (7), DOI:10.1371/journal.pone.0101035.

Dessiner avec les enfants

Dessiner avec les enfants – conseils et modèles de coloriage

Weltkindermaltag 2017

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